Deux jours à Rome (et de la pingrerie dedans)

Publié le par Sally

 

Je devais aller à Rome pour mon travail. Que 2 jours ! Cà me plaît, je ne suis pas séparée trop longtemps de ma famille. Comme le travail n’allait me prendre que 2 demi-journées, j’aurai le temps de faire du shopping, visiter un peu la ville, flâner, sentir enfin cet air italien dont j’ai longtemps rêvé …

 

Ayant décidé de dépenser le moins possible en hébergement, j’ai décidé de réserver un petit B&B, tout près de la Basilique Saint-Pierre, tout près du Vatican, tout près de là où j’aurai ma réunion, un petit 60€ par nuitée … Je pensais plutôt dépenser pour des souvenirs, des habits et des babioles pour les enfants, des cravates pour M’sieur, des chaussures pour M’dame. J’ai emmené une assez grande valise pour fourrer tout çà … Bref, çà allait être la belle vie pendant deux jours. D’autant que je prévoyais de me goinfrer de pizza, de glaces italiennes et de risotto.

 

Le B&B en question était à l’entrée de la ville. Le taxi s’arrête dans un endroit très marchand, très piéton. Je me suis penchée vers l’extérieur pour voir un insigne, une plaque indiquant la présence d’un B&B. Nada. Je me tourne de tous les côtés, le paranoïa à son comble (çà, c’est à force de voir des films et de lire des romans policiers).

 

On me fait entrer dans une petite cour, assez mal éclairée (çà c’était passé en hiver de l’année dernière), des tas d’ordures jonchent le mur d’un côté. Je ne me sens pas bien, je commençais franchement à craindre pour ma vie. On monte dans un ascenseur, l’italienne (la femme du gérant) me regarde d’un œil bizarre (pas forcément mauvais, mais pas rassurant non plus). On arrive devant une porte, enfin un écriteau indiquant le nom de l’endroit.

 

La réception consistait en un petit couloir faiblement éclairé. On me fait payer tout mon séjour puis on m’indique ma chambre. J’entre dans une chambre capitonnée de marron foncé et de noir, le genre d’endroit qui va vous faire déprimer rien qu’en y étant, tellement c’est sombre et un brin lugubre. Je dépose ma valise, j’ai un sentiment d’oppression et d’étouffement, j’ai envie de pleurer, je commence franchement à aller mal. Il faut que je sorte d’ici.

 

Je sors visiter la Basilique Saint-Pierre qui est magnifique. Je fais tout pour avoir le sourire, chasser l’idée effrayante de devoir retourner dans cette chambre. Je visite le Vatican, parlé à des bonnes sœurs (çà aide par contre pour tenir le coup), me suis attablée à un  restaurant, commandé une pizza à laquelle j’ai à peine touchée tellement je suis déjà déprimée.

 

Puis, je suis rentrée à ma prison mon hôtel, fait tout pour ne pas penser à cette sensation d’oppression, ouvert les fenêtres pour éclairer un peu mais suis tombée sur un immeuble qui cache toute lumière naturelle. J’ai demandé à téléphoner de ma chambre, la voix de ma famille me fera à coup sûr du bien. « Call to where ? » me demande le gérant. « France », je dis. « No international call », me rétorque-t-il. Mais où ai-je atterri nom de dieu ?! Une petite voix me répond « dans le pays des pingres » !

 

La journée du lendemain s’est déroulée presque pareil. Le soir, j’ai préparé ma valise et me suis couchée assez tôt pour pouvoir quitter cet endroit le plus tôt possible (mon vol était prévu le lendemain à 6 heures du matin).

 

J’étais heureuse en entendant le réveil du B&B (qui en l’occurrence était le gérant en personne, la voix encore ensommeillée). Je me douche et m’habille à une vitesse grand V. Je sors presque souriante de ma chambre, entre dans l’ascenseur, appuie sur la touche rez-de-chaussée, la porte se ferme. Puis … plus rien ! L’ascenseur ne bouge pas, la porte ne veut pourtant pas s’ouvrir, en d’autres termes, je suis enfermée dans l’ascenseur ! J’appuie sur la sonnerie de secours, tambourine sur la porte de l’ascenseur jusqu’à ce que j’entende quelqu’un. Des bribes de voix me parviennent de l’extérieur. Deux hommes m’indiquent qu’ils appellent les pompiers. Sauf que mon avion décolle dans une heure et demie et que je suis en retard. Ma tête me tourne, je commence à paniquer, je déteste Rome, je déteste l’Italie, je déteste les italiens. Je déteste même le Pape !

 

Puis, après d’interminables minutes, l’ascenseur émet un grognement sourd, la porte s’ouvre, je sors comme si cet acte était le dernier que je faisais sur terre. Heureusement, (thanks to the taxi driver) je n'ai pas raté mon avion(çà aurait été la totale !).

 

Voilà en gros ce qui m’est arrivé à Rome. Je tiens à vous rassurer, Rome est très beau, l’Italie doit être très belle, et le Pape gentil. Seulement, la morale de l'histoire : quand vous voyez des prix très bas en période très haute sur Internet, réfléchissez 12 fois avant de sauter de joie.

 

 B&B

La chambre ! Avec une lumière pareille, vous n'auriez pas envie de sauter par la fenêtre, vous ?

 

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Publié dans Z'histoires de voyages

Commenter cet article

Denis 26/08/2011 10:52


Les chambres d'hôtel en Italie ne sont jamais terrible, mais comme on n'y fait que passer, c'est acceptable. Je me souviens de ma salle de bain à Florence, difficile de faire plus petit.


Sally 30/08/2011 08:08



Donc même plus cher que ce que j'ai pris, c'est pas terrible ? Eh ben !!



barbara 24/08/2011 11:36


fallait, y'a vraiment pas de raison de se retenir !!


barbara 23/08/2011 22:24


quelle horreur, j'aurais piqué une crise moi !


Sally 24/08/2011 07:38



J'étais à deux doigts !



Belbe 23/08/2011 15:14


je vais à Rome en septembre ;-)


Sally 24/08/2011 07:37



Tu sais ce que tu ne dois pas faire Belbe !!



Val1603 23/08/2011 14:44


Au moins les draps ont l'air propre ;-)


Sally 24/08/2011 07:37



:)