Cas (a)social

Publié le par Sally

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L’huître. Ma grand-mère m’appelait comme çà depuis que je suis en âge d’avoir une vie sociale. Car tel l’huître, dès qu’un inconnu approche ou dès qu’il s’agit d’aller vers une situation inhabituelle, je me renferme, et je ne sors qu’une fois mon environnement naturel, donc sécurisant pour moi, revient.

 

Depuis, je n’ai pas beaucoup avancé dans ce domaine-là. Je me renferme toujours autant, et rien ne me fera changer d’avis sur le fait qu’il n’est jamais assez bon vivre que chez soi.

 

Au bureau, je ne suis pas du genre à être de sortie avec les collègues le vendredi soir, ni à organiser des samedis récréatifs. Ne serait-ce que ces mots me font horreur. Dans ma vie personnelle, je considère comme une intrusion inadmissible toute visite impromptue en dehors de ceux que j’aime et que j’apprécie, c’est-à-dire très peu nombreux car se limitant à mes parents, mes frère et sœur et leur famille.

 

Avec mes amis, nous nous contentons d’un petit email de temps en temps et d’un tchatche assez régulier via facebook.  Ah facebook ! Le moyen idéal de rester en contact avec les amis sans mettre le nez dehors, le bonheur !

 

Oui, vous l’aurez compris, je suis une sauvage. « Bonne à mettre dans un zoo », dixit ma mère.

 

Et bien, cette question reste d’actualité dans mon couple. Car mon mari est tout mon contraire. Il a une vie sociale riche selon lui, inutile selon moi. Il aime recevoir, il aime la compagnie, il aime rendre visite aux gens, et doux jésus, ce qui me fait le plus peur, il aime les mondanités.

 

La question est remise sur le tapis ces derniers jours. Il a une invitation. Une mondanité. Et je n’ai pas envie de m’y rendre, quitte à me fâcher avec ceux qui invitent. Vous voyez, çà ne me dérange même pas de me fâcher avec eux, si c’est le prix de ma tranquillité. C’est vous dire.

 

Voilà donc un pan de ma personnalité que je n’arrive pas à améliorer. Ma vie sociale se limite à ma famille proche, mes collègues directs, mon blog et facebook. Et je trouve cela suffisant. Un vrai cocon où tout ce qui est inconnu devrait être banni.

 

Mais si on gratte un peu, on verra que je ne suis pas si bien que çà. Au fond de moi, une toute petite voix me murmure que je pourrais avoir encore plus de mieux-être en me mêlant aux autres, en surmontant cette barrière que j'ai créée. Parsonnellement, le fait que j'aie ouvert ce blog, et en m'exposant à vos critiques, à vos commentaires et à votre regard, je pense que je commence petit à petit à aller vers les autres.

 

Et jusqu'ici, vous lire et voir que vous me suivez me fait un bien fou et m'encourage à aller de l'avant !

 

Merci à vous !

 

 

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Publié dans Ici - je m'raconte

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