Dérapages culinaires

Publié le par Sally

cuisine

 

Dimanche dernier, j’ai voulu faire du couscous et le flan de ma maman pour le dessert.

 

Vous me direz d’entée que ce n’est pas le tip top de la gastronomie et que c’est fastoche, que je finirais de préparer çà en deux trois minutes. C'était sans compter sur mon talent inné pour les plats ratés.

  

J’ai préparé le flan la veille, histoire de gagner du temps et de manger un bon flan super frais, glacé à souhait. Ah qu’on va se régaler ! Ah que mes chéris n’oublieront pas de sitôt ce flan ! Ah que je suis la plus forte, en matière de cuisine ! Ah que je suis la digne héritière de ma mère en matière de flan !

 

J’ai donc préparé le flan. C’est assez facile, impossible de se planter ! Plusieurs heures après, j’ai mis le tout dans le frigo, toujours avec cette promesse insensée d’une dégustation du tonnerre pour le lendemain.

 

Le lendemain, forte de mes envies culinaires du moment, j’ai décliné poliment l’offre de coup de main de mon cher mari. « Non, mon chéri, çà ira, je m’en sortirai toute seule, va profiter des enfants ! ». Le mari en question, légèrement inquiet et flairant le désastre, mais ne voulant pas froisser mon amour propre, s’en va s’occuper des enfants.

 

Je prépare les légumes en suivant à la lettre et à la seconde près les indications sur la recette que j’ai imprimée.

 

Parallèlement, je prépare l’agneau. Même méthode.

 

Je retourne aux légumes. Le résultat est bluffant. Je suis contente. Retour vers l’agneau. Salé comme il faut, pas trop trop gras. C’est bon.

 

Maintenant, la partie la plus facile pour la fin : le couscous.

 

C’est là que tout se corse. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je suis passée du pas assez d’eau à trop d’eau, et mon couscous a pris des airs de semoule de maïs ou de purée de pomme de terre, c’est selon les points de vue. J’ai la rage. La raaaaaaage.

 

Orgueilleuse, je n’ai pas encore appelé mon mari en rescousse. J’ai voulu rattraper par je ne sais quel moyen. Mais trop tard.

 

D’une toute petite voix, je dis « à table ».

 

Mon mari, en voyant le couscous n’a émis aucun son, mais il n’en pensait pas moins. Seule consolation, le goût y était. On a donc fermé les yeux sur la texture. Nous en avons quand même repris hein. Même Axel se resservait par trois fois. Petit baume au cœur.

 

Puis, vint le moment du dessert. Je prends le bol dans le frigo et je voulais servir tout le monde. Le premier coup de cuillère dans le flan a achevé de me mettre dans un état proche de l’apoplexie, c’était pas du flan, c’était de l’eau, du lait glacé à vrai dire. La flan n’a pas pris. Ce flan hyper fastoche à faire est raté. RA-TE. Je n'avais plus la capacité mentale de chercher ce qui a cloché, j'étais effarée.

 

Dimanche dernier, de désespoir, j’ai fait une promesse, que je ne tiendrai peut-être pas, ou si tant qu’à faire : LA CUISINE C’EST FI-NI ! FIIIIIIIIIIIIIIII-NIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!

 

Franchement, comment peut-on rater un couscous et un flan, dites-moi ?

 

 

 

 

 

Publié dans Me and the yummy

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Mère à boire 21/06/2011 11:25


Le flan je ne sais pas, mais le couscous, ce n'est pas si facile à faire ! D'ailleurs, c'est bien la semoule qui est le plus difficile (d'après mon père Pied noir né en tous cas)


Sally 21/06/2011 15:48



Ah çà me rassure ! Mais je confirme que le flan n'était pas compliqué à faire, mais en matière de cuisine, on sait en faire ou on ne sait pas ...