A la même enseigne !

Publié le par Sally

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« Quel sale morveux ! Je ne laisserai jamais mon enfant me traiter de la sorte » « Non, mais comment ont-ils fait pour pourrir autant leurs enfants » « Y’a pas à dire, cet enfant est un vrai diable » et cetera, et cetera …

 

Combien de fois nous sommes-nous exclamés avec effarement devant un petit qui traite sa mère de sorcière, ou un tel autre qui se roule par terre pour avoir un paquet de M&M’s, ou tout simplement en voyant un enfant faire une sale crise, comme seuls les enfants savent le faire ?

 

Et rappelons-nous de notre regard réprobateur au mieux, grimaçant d’horreur au pire, que nous avons alors lancé à ces pauvres parents qui ont eu le malheur de gérer la crise de leurs marmailles en public.

 

Mais çà, c’était quand on n’avait pas nous-mêmes d’enfants. Parce que maintenant qu’on en a, on sait trop ce que c’est cette solitude immense quand votre enfant vous fait tourner en bourrique dans le bus, le métro ou dans un centre commercial bondé à souhait.

 

On comprend alors que ce n’est pas toujours la faute des parents. Qu’un enfant, quand il veut piquer sa crise, il pique sa crise un point c’est tout.

 

A notre tour maintenant de subir les regards désapprobateurs, compatissants ou carrément méchants des autres quand notre enfant nous lance un « zeu veu des bonbons, bordel ! », ou quand il se roule par terre parce qu’il veut ce train électrique qui coûte un bras, et tout de suite.

 

On comprend mieux maintenant ce qui se passe dans la tête de ses parents. S’ils crient après leurs enfants, on va les traiter de sans cœur, s’ils se laissent faire, çà va être des parents trop mous, et s’ils osent ne serait-ce que faire semblant de lever la main pour une petite tape, c’est des yeux tout ronds d’horreur qu’ils récoltent, ou pire un membre de l’association marmailles maltraitées peut leur tomber dessus.

 

Comme on comprend mieux maintenant qu’on ne peut être que bras ballants devant un enfant pour qui ni les punitions, ni les menaces, ni les chantages, ni les câlins ne marchent quand il a décidé de faire sa crise. Et qu’à ce jeu là, c’est eux les plus forts.

 

On sait trop maintenant qu’élever un enfant n’est pas une mince affaire. A un moment, on a l’impression que notre vocabulaire depuis la naissance de nos enfants se résume à « arrête », « ne crie pas », « termine ta purée », « ne touche pas à çà, c’est dangereux », « descend de là », « écoute-moi quand je te parle » …

 

Mais malgré çà, on confierait bien volontiers que la maternité est la plus belle chose qui soit, pas vrai ?

 

 

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Publié dans Z'histoires de maman

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